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L’UTS avant le débat sur la LEC et la LPH

À AMÉLIORER PONCTUELLEMENT

 

L’Union des Théâtres Suisses (UTS) considère les projets de la Loi sur l’encouragement de la culture et de la Loi Pro Helvetia du Conseil fédéral, soumis au parlement, dans l’ensemble comme équilibrés, réalistes, mais améliorables ponctuellement. Cependant, en tant qu’importante organisation d’employeurs, elle se plaint de n’avoir pas été invitée, comme les syndicats, aux auditions de la commission consultative du Conseil national.

 

L’UTS s’est adressé à la Commission parlementaire de la science, de l’éducation et de la culture et s’est étonné du choix partial des personnes consultées d’autant que plus de 95 pour cent des artistes sont salariés et que les théâtres affiliés à l’UTS emploient 5'000 collaborateurs et collaboratrices produisant annuellement 7'000 représentations vues par 1,6 millions de spectateurs. A son avis, une représentativité appropriée des employeurs aux auditions parlementaires aurait été justifiée.

 

 

Désenchevêtrer d’une manière plus claire l’OFC et Pro Helvetia

Dans son courrier à la commission parlementaire, l’UTS salue la mise en application de l’article 69 de la Constitution fédérale et la volonté du Conseil fédéral d’étayer plus largement la politique culturelle et de coordonner ses diverses activités (DFI, Pro Helvetia, DFAE). Face aux résultats des expériences antérieures obtenus de semblables tentatives, face aux structures fédérales de notre pays, à sa scène culturelle hétérogène et au climat général de la politique financière, l’UTS considère les projets présentés dans l’ensemble comme équilibrés, réalistes, mais améliorables ponctuellement.

 

En général, elle plaide pour un désenchevêtrement plus clair des activités de l’Office fédéral de la culture (OFC) et de pro Helvetia et soutient les mesures pour une couverture sociale pour les artistes indépendants dans le cadre de nos assurances sociales. L’UTS demande aussi que la Confédération ne puisse pas seulement soutenir des projets culturels subsidiairement aux cantons, mais qu’elle puisse aussi lancer et soutenir ses propres projets. De plus, Pro Helvetia devrait accomplir ses tâches d’une manière aussi indépendante, professionnelle et efficace que possible, dans le cadre d’un mandat de prestation hors de la politique au jour le jour et de l’administration fédérale. L’UTS refuse l’idée d’un conseil culturel national, mais recommande pour l’OFC des commissions professionnelles consultatives, composées de personnes pratiquant la scène culturelle.

 

Obliger la Confédération plus fortement

En détail, L’UTS demande que l’article 1 de la Loi sur l’encouragement de la culture stipule d’une manière ferme l’encouragement de la culture par la Confédération. Dans un article supplémentaire, elle demande que le soutien des institutions culturelles suisses d’importance internationale (« institutions phares ») par la Confédération soit permis sans que les budgets des autres secteurs culturels ne soient diminués. Enfin, elle souhaite que dans l’article 26 il soit attribué à l’Office fédéral de la culture des commissions professionnelles consultatives.

 

Concernant la Loi Pro Helvetia, L’UTS demande que le soutien à la création d’oeuvres par Pro Helvetia y soit expressément mentionné et que le directeur de Pro Helvetia puisse être élu par le conseil de fondation lui-même.

 

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